Articles Cantley 1889

<em>Echo</em> Cantley <em>Echo</em>

Cet article a été publié par l'Écho de Cantley Avril 2019, Volume 30 no 10. L'Écho de Cantley a explicitement autorisé la publication de ces articles pour l'information et le plaisir nos lecteurs.

Theresa Lynott Holmes aura 90 ans au mois de novembre!

Patricia Lawlor et Margaret Phillips, traduction de Marie-Josée Cusson

Voici quelques-uns de ses souvenirs de Cantley et des photos tirées de l’album de photos de sa mère datant de 1907 à 1920.

Les racines cantléennes de Theresa remontent à 1830, quand les premiers Lynott sont venus s’installer ici. John « Jack » Lynott a épousé la mère de Theresa, Mary Ellen « Mamie » Holmes, en 1915. En 1929, Theresa est née. Elle était la benjamine de quatre enfants. Elle est allée à l’école Ste-Élisabeth, une petite école d’une seule pièce (aujourd’hui le 12, chemin Ste-Élisabeth). En 8e année, elle a quitté l’école pour travailler à la ferme.

Theresa Lynott Holmes, février 2017

C’est Anthony Milks qui a bâti la ferme des Lynott vers 1914 sur le chemin Pine Ridge, donnant sur le chemin Mont-des-Cascades. La famille élevait des poulets, des porcs, des vaches et des chevaux et cultivait du foin, de l’avoine, des légumes ainsi que les plans ancestraux de rhubarbe, de framboises et de fraises de la grand-mère de Theresa. Les pommes de terre, le chou, les navets, les carottes et les panais étaient conservés dans deux caves à légumes en ciment sous la maison et l’écurie. Ils coupaient le foin, l’empilaient à la main et le retournaient pour qu’il sèche bien avant de l’entreposer dans la grange. Chaque automne, ils se servaient d’un tamis de récolte pour détacher eux-mêmes la paillette de l’avoine.

La mère de Theresa trayait les vaches, matin et soir, puis elle transportait les lourds seaux de lait jusqu’au séparateur situé au fond de la grange. Le séparateur servait à séparer la crème du lait. Elle s’occupait également de toutes les corvées ménagères, de la lessive, de la couture et de la cuisine (conserves, pain et repas).

Deux fois par mois, à l’aube, le père de Theresa livrait du beurre et de la crème de porte en porte dans Pointe-Gatineau. Il récupérait les pots qu’il avait livrés la fois précédente, puis il allait vendre ses fruits et légumes au marché d’Ottawa. Sur le chemin du retour, il s’arrêtait à l’épicerie de Harry Scott (rue Montcalm à Hull) pour acheter des saucisses, du sucre et de la farine.

Les déplacements étaient diffi ciles. En hiver, les Lynott devaient conduire leur carriole tirée par des chevaux à travers champs, sur des routes « aplaties ». Pour se rendre au chemin principal, ils devaient traverser la ferme Chénier, puis la ferme Holmes. Ils se gardaient au chaud au moyen de briques chauffées et de peaux de bison. En été, ils se déplaçaient avec leurs chevaux et leur charrette. Les choses ont changé quand Frank Tempeny a commencé à offrir un service de taxi à partir de Wilson’s Corners. Par la suite, il a mis fin à ce service quand Régis Lachaine de Saint-Pierre-de- Wakefi eld a lancé un service d’autobus (deux autobus) vers 1946.

Le mère de Theresa, Mary Ellen Holmes.

L’église Ste-Élisabeth occupait une place importante dans la vie de la famille Lynott. Theresa aimait particulièrement Noël, les belles décorations et la musique. Elle faisait partie de la chorale et a été organiste à l’église pendant de nombreuses années.

Comme activité sociale, Theresa aimait bien aller au Orange Hall de Cantley pour la danse du samedi soir, les soirées de cartes, le bingo et les célèbres repas de l’Action de grâce. Elle se rappelait bien des fêtes de voisins, et en particulier le « Petit Noël » des Chénier et les soirées du Nouvel An des Gauthier.

L’activité sociale de l’année qui volait la vedette se passait au début du mois de juillet... le « Pique-nique de Cantley »! Theresa a été une bonne source d’information pour la pièce de théâtre « A Summer... A Fair », créée en 2017. Les jeux, la musique, la danse et le fameux souper maison étaient tous organisés par des bénévoles. Des centaines de personnes venaient en profi ter, et même des gens d’Ottawa qui empruntaient le service d’autobus électrique d’Ottawa pour s’y rendre.*

À l’âge de 19 ans, Theresa travaillait comme vendeuse chez Murphy Gamble, un grand magasin à rayons sur la rue Sparks à Ottawa, où elle gagnait 18 $ par semaine. En 1950, elle a épousé son amoureux de Cantley, Howard Holmes. Ils ont vécu à Wrightville et à Ottawa, avant de retourner à Cantley à la fi n des années 1950 pour bâtir leur maison et y élever par la suite leurs enfants, Nancy et Peter. Depuis, Theresa est retournée à Ottawa.

Merci, Theresa! Bon anniversaire!

* Pour en savoir plus sur le Pique-nique de Cantley, voir les articles de Cantley 1889 dans les éditions d’août 2011, de juillet 2016 et de juillet 2017 (« A Summer... A Fair ») de L’Écho.

Si vous avez des souvenirs d’époque à partager concernant Cantley, veuillez nous écrire à l’adresse info.cantley1889@gmail.com.


 
John Lynott, Theresa’s father.
Les grands-parents de Theresa, Michael Holmes et Mary Ellen Foley Holmes.

 
On danse au Pique-nique de Cantley, 1912; Mary Ellen Holmes, mère de Theresa (de dos).

 
La soeur de Theresa, Mary, sa mère Mary Ellen Holmes Lynott (à gauche) et Mme O’Hara avec la ferme en arrière-plan.