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Cet article a été publié par l'Écho de Cantley octobre 2015, Volume 27 no 4. L'Écho de Cantley a explicitement autorisé la publication de ces articles pour l'information et le plaisir nos lecteurs.

Soyons reconnaissants ... et souvenons-nous des pionniers de Cantley

par Patricia Lawlor, traduction libre de Marie-Josée Cusson

L'un des trois symboles que l'on remarque dans le logo de Cantley 1889, la fourche, représente l'agriculture pratiquée par les pionniers de notre communauté. Les premiers colons n'avaient pas le luxe de se rendre à l'épicerie du quartier pour y acheter une miche de pain ou une pinte de lait. Les familles devaient s'autosuffire et cultiver leur nourriture.

Nelson Lawlor (à droite) avec sa soeur Patricia à la ferme familiale vers 1953.

Les potagers de Cantley regorgeaient de légumes. En saison, les arbres fruitiers produisaient plein de fruits frais. Les pommes, les prunes et les cerises servaient à la confection de confi tures, de gelées et de conserves que l'on consommait pendant tout l'hiver. À Cantley, Dame Nature nous offrait une abondance de fraises sauvages, de framboises, de mûres et de groseilles et, en relief rocheux, de bleuets sauvages.

L'électricité n'est parvenue dans les fermes de Cantley que dans les années 1950. Personne n'avait donc de réfrigérateurs. Les habitants conservaient plutôt leurs pommes de terre, légumes-racines et tonneaux de porc salé dans leur sous-sol. Au moins une famille conservait ses carottes sous un monticule de sable blanc et elle pouvait ainsi les garder aussi fraîches et croustillantes que si elle venait de les cueillir au jardin. La plupart des autres légumes étaient gardés en conserve ou en marinade. La mise en conserve devait se faire à l'été, lorsque les fruits et les légumes étaient à leur meilleur. Ainsi, les fours à bois pouvaient fonctionner même en temps de canicule (comme les journées humides à 40°C que nous avons eues l'été dernier).

Les pionniers de Cantley gardaient chez eux de grandes quantités de sucre et de farine pour leurs besoins en boulangerie. La farine venait dans des sacs de coton colorés qui étaient souvent transformés en vêtements. Vous souvenezvous de ces jolies jupes à carreaux?

Aujourd'hui, la vie est très différente. Ceux qui ont la chance d'avoir un potager ou de vivre encore sur une ferme peuvent cependant cultiver leur propre nourriture. Et, pour ceux qui ne jardinent pas, une multitude de marchés agricoles se sont établis dans de nombreux quartiers pour que nous puissions nous procurer des produits frais de la ferme et les mettre en conserve pour l'hiver.

Soyons tous reconnaissants de l'abondance de nourriture que nous pouvons manger, de la paix et l'harmonie dans laquelle nous vivons et de la joie de pouvoir partager le tout avec famille et amis. C'est là une tradition que nous avons en commun avec les pionniers de Cantley.

Bonne fête de l'Action de grâce!

Patricia Lawlor a grandi sur une ferme de Wilson's Corners (maintenant Val-des-Monts) et a déménagé à Cantley en 1994. Elle est membre du conseil d'administration de Cantley 1889.

 

 

Vue de la rivière Gatineau et de l'un des rares vignobles de Cantley (photo : gracieuseté de Michael Rosen).

 

Le projet du mur du souvenir national, à Kingston (Ontario)

Grâce à ce projet autofinancé, les familles et amis des héros canadiens tombés au champ d'honneur et la population canadienne pourront se recueillir et leur rendre hommage dans un seul et unique lieu de commémoration. Ils y honoreront toutes les personnes mortes dans un confl it recensé depuis les toutes premières guerres. La plupart de nos citoyens tombés au combat sont enterrés à l'étranger, mais ce monument remémorera chez nous nos enfants.

Ce monument de guerre ne remplacera pas les cénotaphes ou les lieux sacrés quiexistent déjà dans d'autres pays. Il aura deux composantes: une série de panneaux exposant les divers confl its auxquels le Canada a pris part et un « mur » virtuel avec fonction de recherche. Au fur et à mesure que l'équipe responsable du projet obtiendra du matériel, le site présentera de plus en plus de noms et de photos de héros ainsique leur biographie. Une fois l'an, un magazine en papier glacé traitera des aspects des divers confl its en présentant des comptes rendus, des éditoriaux, des mémoires, des récits, des vers et des hommages aux héros quiont fait le sacrifice ultime pour leur pays.

Il est primordial de trouver le bon endroit pour cette installation. L'Association du mur du souvenir national croit que Kingston, en Ontario (plus précisément le Musée de l'électronique et des communications militaires à la base des Forces canadiennes Kingston), est l'endroit idéal, puisque Kingston est le lieu de naissance d'une bonne partie des Forces canadiennes actuelles.

Extrait (traduit) du site Internet. Pour en savoir plus, connaître les progrès réalisés ou offrir du soutien : www.worassociation.ca.

 

 

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