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Cet article a été publié par l'Écho de Cantley juillet 2011, Volume 23 no 1. L'Écho de Cantley a explicitement autorisé la publication de ces articles pour l'information et le plaisir nos lecteurs.

Une visite qui remue les esprits

par Brigid Janssen, traduction Suzanne Legros

L'excursion populaire aux cimetières locaux, un rappel de nos pionniers

Une belle soirée d'été réunissait les Brown et les Gow, les Prud'homme et les Patterson, les Milk et les McClelland. Plus de cinquante Cantléens ont rendu visite à nos ancêtres, à l'occasion de la tournée des trois cimetières de Cantley, lieux du dernier repos de plusieurs pionniers de Cantley.

Organisée par Cantley 1889, l'association communautaire qui a pour mission de préserver et de promouvoir notre héritage, le « centenaire des cimetières », débute avec le cimetière Blackburn, un cimetière privé qui précède les premiers cimetières appartenant aux églises des années 1850 et 1860. C'était le terrain privé du pionnier, Andrew Blackburn d'écosse et de son épouse, Isabella, décédés en 1855 et 1860 respectivement, tous deux à l'âge de 85 ans - quoique le premier enterrement ait eu lieu en 1842.

Andrew Blackburn est décrit comme le « plus grand colonisateur sur la Gatineau » - ou le pionnier blanc qui, vers 1892 lors de son arrivée dans la région, s'était rendu le plus au nord du hameau que devint Ottawa, selon le livre de Gourlay qui date de 1896, intitulé History of the Ottawa Valley.

Bien que très endurants, les Blackburn ont eu des épreuves et des tragédies inscrites sur les pierres tombales. Un enfant décédé à 5 ans en 1842, un à 4 ans, un à 7 ans, un autre âgé d'un an... « Les Blackburn ont enterré six enfants en moins de 10 ans », révèle le guide de l'excursion, Bob McClelland.

Gary Blackburn, le descendant qui habite toujours la propriété, dit que les deux belles pierres sont en contradiction avec le cimetière original. « Mon père, mon grand-père et mon arrièregrand-père ont toujours dit qu'il y avait au moins 32 personnes ensevelies ici », indiquant la forêt qui empiète sur le terrain entouré d'une clôture de piquets blancs et les traditionnelles hémérocalles orange.

La visite s'est poursuivie au cimetière de l'église Ste-élizabeth, où notre guide, Mary Homes, dit que les pierres tombales racontent l'histoire des Irlandais qui ont fui la famine des patates en 1847 - « comme mes ancêtres qui sont ici ».

Elle a rappelé que l'église et le cimetière furent établis lorsque la communauté a adressé une pétition à l'archevêque de Bytown vers 1850. Auparavant, les pionniers de Cantley devaient se rendre par traversier ou se déplacer sur la glace de la rivière Gatineau pour assister aux célébrations ecclésiastiques ou à des funérailles à l'église St.Stephens à Chelsea - « pas juste un petit voyage, mais une vraie excursion, » dit Mary.

La première pierre tombale au cimetière porte le nom de John Cashman, décédé en 1848, ce qui suggère que le cimetière a été utilisé bien avant sa consécration officielle, lorsque la chapelle voisine a été terminée en 1857, et l'établissement de la paroisse en 1868.

Elle a indiqué des vétérans de la Première Guerre mondiale, William Smilley, qui a péri à la bataille de Gallipoli et le soldat Michael Maloney, qui a combattu et est décédé en 1920 après la guerre. Anthony Milks était un autre personnage, il était un des 386 voyageurs canadiens embauchés par l'armée britannique en 1884-1885 pour naviguer sur les eaux dangereuses du Nil afin de secourir un major-général britannique, cerné avec ses forces au Soudan.

Parmi les tombes les plus remarquables, il y a celle du premier maire de Cantley, Alexandre Prud'homme, qui a dirigé la municipalité qui se nommait Hull Est de 1889 à 1894. Il était cultivateur et marchand et habitait à l'intersection de la Route 307 et du chemin River, face à l'hôô de ville d'aujourd'hui.

La foule a effectué son dernier arrêt au cimetière Cantley United où Bob McClelland a souligné l'emplacement sur un promontoire avec une merveilleuse vue des Collines de la Gatineau. Un bon endroit pour un cimetière, dit-il, le sol est sablonneux et facile à creuser, un autre avantage.

On retrouve au cimetière Cantley United, établi en 1858, le nom de plusieurs des personnes respectables qui se sont installées dans la région, ainsi que les plus vieilles pierres qui indiquent les tombes de James McClelland en 1865 et Christianna McClelland en 1860.

Samuel McClelland a été maire de 1833 à 1947. La famille Wilson, d'où le nom Wilson's Corners, y est enterrée, ainsi que William Hamilton, qui a choisi le nom de Cantley pour notre communauté. On y retrouve plusieurs Gow. Henry Easy était un habile menuisier dont Bob McClelland admirait les oeuvres, pendant les services religieux à l'église St. Andrew's United.

Repose également dans ce cimetière Joe Hupé, l'inoubliable maître de poste de Cantley, qui a vu le nombre de boîtes aux lettres passer de 160 à 1 700 au cours de sa vie de facteur. Il y eu les McGlashan du magasin général au Wilson's Corners et Murray, le ministre de l'église Unie.

En plus des anecdotes et de l'histoire fascinante racontée par Bob McClelland et Mary Holmes, l'excursion a permis de se promener dans des endroits paisibles et de revoir des monuments du passé. à la fin de la tournée, les participants ont souligné que c'était un précieux rappel de l'importance de notre héritage comme élément essentiel au développement futur de Cantley.

Cette tournée a été offerte gracieusement par Cantley 1889, un organisme de bénévoles pour découvrir, répertrier, protéger et promouvoir l'héritage de Cantley. Pour plus de renseignements ou pour devenir membre de Cantley 1889, faire parvenir un courriel infocantley1889@gmail.comou communiquer avec la présidente, Margaret Phillips, au 819 827-1969.

 

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